17.03.2007

Le marché international de l’éthanol

Le marché international de l’éthanol n’est pas structuré.

Les biocarburants font aujourd'hui la Une de l'actualité.Contraintes environnementales, volonté politique favorisant l'émergence de ressources énergétiques alternatives expliquent, entre autres, ce retour sur le devant de la scène.

L'IFP, pionnier dans ce domaine, amplifie ses recherches et conçoit de nouveaux procédés innovants qui feront du colza, du blé ou des résidus agricoles et forestiers le pétrole de demain.

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France
la France à petits pas

Alors qu’une directive européenne impose un taux d’incorporation des biocarburants dans les carburants fossiles de 5.75% à l'horizon 2010, le gouvernement français a décidé de tripler sa production de carburants verts.

Un contexte politique favorable

« Tripler la production française de biocarburants », tel est l’engagement pris par le Premier ministre le 17 septembre 2004.
Avec cette annonce, reprise aujourd'hui par plusieurs responsables politiques, le dossier des biocarburants revient sur le devant de la scène.
Et pour cause. Le gouvernement voudrait d’abord pouvoir respecter ses engagements de réduction des gaz à effet de serre pris lors des accords de Kyoto.

Ensuite, une directive européenne incite à l'incorporation de carburants verts (éthanol ou Diester) dans les carburants fossiles classiques (essence et diesel) à hauteur de 2% en 2005 et de 5.75% en 2010. Or, la France en est loin. En 2004, seuls 0.95% d'esters d'huiles et 0.4% d'éthanol ont été incorporés.

En conséquence, le gouvernement a lancé, le 19 mai 2005, une nouvelle phase du plan Biocarburants pour la période 2008-2010, avec la production supplémentaire de 700 000 tonnes de Diester et 250 000 tonnes d'éthanol. "Ainsi, l'objectif d'incorporer 5,75% de biocarburants dans les carburants en 2010 sera tenu", a assuré le gouvernement.

Une usine de production d'éthanol

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Au moins 4 nouvelles usines de biocarburants devraient être construites pour remplir les nouveaux objectifs de production.

Suisse
Il n’y a ni bourse ni standards de qualité. Une telle situation favorise l’esprit d’entreprise. Alcosuisse bénéficie d’une longue expérience du marché de l’éthanol et dispose ainsi du savoir-faire en matière d’achats sur le marché mondial. Grâce aux nombreux contacts avec les producteurs et les négociants et à l’observation permanente du marché, Alcosuisse est en mesure d’anticiper l’évolution des cours.

Quelques facteurs déterminant le marché international de l’éthanol:
un dixième seulement de la production mondiale fait l’objet d’échanges internationaux. L’essentiel est consommé dans les pays producteurs;

hormis la production d’alcool, les matières premières distillables, comme la canne et la betterave à sucre, les mélasses, la pomme de terre et le maïs, peuvent être employées à de multiples fins. La production d’alcool dépend fortement du volume des récoltes et de la demande. Elle est également déterminée par la demande des autres produits tirés des mêmes matières premières, par exemple le sucre;

en fonction des conditions météorologiques agissant sur les rendements et de l’évolution de la demande, la production mondiale d’éthanol peut fortement varier d’une année à l’autre ;

d’autres facteurs influent sur la production d’éthanol :

politiques agricoles et commerciales des Etats

réglementations en vue de la protection de l’environnement,

infrastructures industrielles mises en place

variétés et qualités des matières premières.

la production d’alcool de synthèse à partir du pétrole dépend de l’évolution du prix de ce dernier sur le marché mondial.

La Suisse couvre le tiers des besoins d’éthanol d’Alcosuisse. Le centre de profit achète le reste de ses besoins dans divers pays producteurs, en particulier le Brésil et l’Afrique du Sud. Certains pays de l’UE jouent également un rôle dans l’approvisionnement du marché suisse.


Notre moyen de transport préféré et aussi celui que nous utilisons le plus est le chemin de fer. Après débarquement dans un port européen, nous importons de grandes quantités d’alcool dans des wagons-citernes qui sont acheminés vers les exploitations de Delémont et de Schachen. Ici l’alcool est préparé et conditionné avant d’être transféré sur les lieux de destination. Les livraisons au détail empruntent également le rail pour être acheminées aussi près que possible des sites d’utilisation.

En matière de transport et de logistique, Alcosuisse collabore avec CFF Cargo et Cargo Domicile SA.

L'éthanol en guise de carburant
En vue de développer la production d’éthanol en Suisse et de rester concurrentiel sur un marché à haute valeur ajoutée, Alcosuisse se positionne en initiant un projet destiné à incorporer de l’éthanol dans les carburants.
L’éthanol génère moins de CO2 que l’essence. Le concept est relativement simple dans la mesure où ces deux substances se mélangent parfaitement. L’éthanol convient aussi au diesel.

C'est pourquoi Alcosuisse a fait enregistrer la marque Etha+. Dans le cadre de son projet de développement de la production, la construction d'une usine est à l'étude. Elle permettra de produire de l'éthanol à partir de la biomasse (céréales, pommes de terre, betteraves, petit lait, herbe, cellulose, topinambours).

La France n’est plus leader en Europe

Précurseur en Europe il y a près de quinze ans en lançant la production de Diester et d’éthanol, la France est maintenant dépassée par d’autres pays. Depuis 2001, l’Allemagne est devenue le premier producteur européen de biodiesel. Et du côté de l’éthanol, la France est aussi reléguée au second rang, derrière l’Espagne, qui développe fortement cette filière depuis trois ans.

Les raisons de ces bouleversements sont principalement politiques. Alors que le frein majeur au développement des biocarburants reste leur coût, la mise en place d'une défiscalisation est importante, ce qu’ont très bien compris l’Allemagne et l’Espagne, dont les gouvernements proposent des réductions de taxes conséquentes. Reste maintenant à savoir si la nouvelle volonté politique en France pourra permettre de rattraper le retard.

Le Brésil et les Etats-Unis dominent la production mondiale d'éthanol

Hors Europe, deux pays dominent le marché : les États-Unis et le Brésil qui produisent à eux seuls 95% de l’éthanol carburant dans le monde. Le Brésil renforce chaque année sa position de leader dans le commerce mondial.

Fait nouveau avec la hausse du prix du pétrole, de nombreux autres pays envisagent le lancement de programmes nationaux (Inde, Amérique Centrale, Chine, Canada…). Il s’agit presque toujours d’éthanol, la fabrication de Diester étant principalement européenne : le marché des carburants y est marqué par une domination de la consommation de gazole.

Des obstacles ternissent l’avenir des biocarburants

Trois inconvénients majeurs pourraient freiner le développement des biocarburants.

D’abord leur coût de production, qui est supérieur à celui des carburants fossiles. Selon Stéphane His, économiste à l’Institut Français du Pétrole (IFP), « on peut considérer qu’en Europe les carburants verts sont compétitifs pour un baril de pétrole à 80 dollars ».

« Pour contourner les problèmes des biocarburants traditionnels, on envisage l’utilisation d’une nouvelle forme de production, à partir de bois ou de paille. » nous ditStéphane His.

Les pays européens doivent s’employer à réduire ces coûts, ce que font déjà le Brésil et les États-Unis. Ces deux géants y arrivent notamment grâce à une matière première meilleur marché et des usines de très grande capacité permettant des économies d’échelle.

Autre problème, la disponibilité des ressources : le développement des biocarburants entraîne une concurrence avec la filière alimentaire pour l’usage des terres.

Enfin, le troisième obstacle est la formation importante de co-produits, qui risquent de voir leurs débouchés se saturer.

Vers un biodiesel "100% bio"

L'IFP explore de nouvelles voies de production de biocarburants s'appuyant aussi bien sur des procédés catalytiques ou biologiques que sur la gazéification. Il contribue ainsi à la diversification des sources de production de ces carburants alternatifs.

Grâce à ses compétences et à des solutions innovantes, l'IFP participe à la diminution des coûts de production des biocarburants, tout en diversifiant leurs sources. Dans ce but, différents procédés sont actuellement en cours d'étude à des stades d'avancement plus ou moins poussés.
L'intérêt majeur des procédés développés par l'IFP est que le biodiesel produit pourrait à terme être 100 % bio en substituant de l'éthanol, issu de la biomasse, au méthanol obtenu à partir de gaz. L'ester éthylique d'huile végétale (EEHV) obtenu aujourd'hui grâce au procédé Esterfip-H™ constitue un biodiesel aux propriétés intéressantes déjà testé par l'IFP.

Des carburants synthétisés à partir de la biomasse

La production de ce nouveau biodiesel 100 % bio nécessite de l'éthanol à moindre coût et l'IFP étudie donc la faisabilité de nouvelles filières de production moins coûteuses. Ces filières passeraient par la transformation biologique de la biomasse telle que la paille de céréales, les tiges de maïs, les résidus de bois, etc. Les recherches sont menées en collaboration avec l'INRA et le CNRS. Cette solution économique et séduisante – une des meilleures en termes de réduction de gaz à effet de serre – a été relancée, il y a deux ans, grâce aux récents progrès scientifiques en biochimie. Encore au stade de l'étude, elle pourrait aboutir dans environ 5 à 10 ans.
L'IFP étudie par ailleurs les pistes de production des carburants de synthèse avec notamment la production de BTL (Biomass to liquid). Les biocarburants sont obtenus en transformant, dans une première étape, la biomasse en gaz de synthèse par gazéification à haute température. Cette étape est étudiée actuellement en collaboration avec le CEA. Ensuite, après purification, ce gaz est transformé en gazole suivant le procédé dit Fischer-Tropsch que l'IFP a développé par ailleurs pour la filière gaz. Les hydrocarbures liquides obtenus sont d'excellente qualité, sans soufre ni aromatique, et parfaitement adaptés aux moteurs Diesel.

Quel avenir pour la filière hydrogène ?

L’hydrogène est aujourd’hui essentiellement utilisé dans des applications industrielles comme la chimie pour produire l’ammoniaque, dans le raffinage des produits pétroliers ou pour produire du méthanol. Pour une faible part (2%), il est utilisé comme carburant pour l’aérospatial. Il est néanmoins de plus en plus souvent cité comme carburant envisagé pour les transports, en particulier dans les piles à combustible. C’est une des solutions en lice pour limiter le recours aux carburants fossiles. Elle permettrait de réduire la pollution en ville et les rejets de gaz à effet de serre si l'hydrogène est produit à partir d'énergie ne rejetant pas elle-même de CO2.

Sources: Ademe, Alcosuisse, IFP, Guillaume Giraudet, Stéphane His.

08.09.2006

Internet pour tous

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MISSION de la DÉLÉGATION


Un objectif : l'internet pour tous



La Délégation aux Usages de l'Internet (DUI) a pour mission de proposer les mesures nécessaires à l'amplification du développement de la société de l'information au bénéfice de tous et partout. Sa création a été décidée en juillet 2003, lors du Comité Interministeriel pour la Société de l'Information (CISI). Elle est directement rattachée au ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (MENESR). Elle contribue à combler le retard numérique de la France et à la porter sur ce terrain au niveau des pays les plus développés. Son approche est globale jouant simultanément sur plusieurs leviers complémentaires regroupés dans un programme gouvernemental d'actions intitulé "Jeunes et familles" composé de cinq actions prioritaires :

* L'accès public : animation des espaces publics numériques labellisés NetPublic
* L'équipement des personnes : étudiants, familles (opération micro-portable étudiant, opération internet accompagné...)
* L'aménagement du territoire : promotion des technologies alternatives de connexion (Wi-Fi, Wimax...) ; publication du guide haut-débit en direction des élus locaux.
* La sécurité des personnes sur internet en général, et la protection des mineurs en particulier (pilotage du programme européen Confiance, Tour de France des collèges et des écoles...)
* La formation et l'accompagnement au TIC (opération internet accompagné, passeport internet multimédia...)


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