20.04.2007

Convaincue de l'écologie

___________Une femme qui s'engage en Haute-Savoie, Martine FERAILLE.

Pourquoi je me présente aux législatives 2007.
Je me suis engagée chez les Verts depuis deux ans. C’était la suite logique de mon engagement en faveur de l’environnement. Mon engagement peut se résumer ainsi : réconcilier l’homme et la Nature. Ce n’est pas une utopie, notre civilisation dispose de tous les moyens techniques pour limiter au minimum notre impact sur l’environnement et réduire notamment la menace du réchauffement climatique.

Pourquoi chez les Verts : parce que pour moi, l’environnement est indissociable du « social ». Sa prise en compte est créatrice d’emploi notamment dans les secteurs agricoles et industriels (énergies nouvelles). De plus, ce sont toujours les plus démunis qui seront les plus exposés à la dégradation de notre environnement. Notre constitution a inscrit le droit à un environnement sain pour tous et je me battrai pour cela !

Pour finir, je pense que le rôle d’un député moderne n’est pas de rajouter des lois car « trop de lois tue la loi . mais de simplifier l'existant et de se battre chaque fois que les lois sont bafouées, notamment celles assurant le respect de la personne Humaine et la préservation de son environnement. mais également s'investir dans des actions concrètes en relation avec les réalités de ma circonscription."

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Je suis cependant favorable à l'adoption des mesures nouvelles urgentes dont voici un petit échantillon :
L’instauration d’une taxe sur les pesticides qui financerait la labellisation de l’agriculture biologique et la reconversion des agriculteurs qui le souhaitent. En effet l’agriculture biologique est la seule qui préserve la qualité de l’eau et des sols et qui de plus fixe le carbone.

Un crédit d’impôt ou une aide directe pour l’isolation des logements anciens afin de limiter les émissions de carbone tout en réduisant le poids des charges sur les locataires.

Suite sur son Blog: http://feraille2007.eu/index.php?

25.07.2006

La désertification : où en est-on ?

La désertification ne désigne pas l’expansion des déserts existants, mais plutôt la dégradation des terres dans les zones sèches du globe. Elle est définie par la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification qui gère la mise en œuvre de plusieurs Programmes d’Action Nationaux. Néanmoins, la problématique de la désertification est multidimensionnelle et sa complexité est plus grande que l’on ne pourrait le croire.

La Convention des Nations Unies et sa mise en œuvre.

Le 17 juin 1994, la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (CNULD) a été adoptée, notamment par les pays les plus touchés par la désertification. Elle figure parmi les trois conventions, destinées à sauvegarder l’environnement mondial, nées du Sommet de Rio (les deux autres étant la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la Convention sur la diversité biologique). La CNULD compte aujourd’hui 190 pays signataires sur les 226 pays du globe. Afin de mettre en œuvre la Convention, les pays élaborent leur Programme d’Action National. Celui-ci constitue la pierre angulaire de la Convention : il permet la mise en œuvre, tout en formant le cadre conceptuel, juridique et institutionnel de la lutte contre la désertification aux niveaux national et local.

Qu’est-ce que la désertification ?

La désertification désigne donc la dégradation des terres dans les zones sèches (zones arides, semi-arides et sub-humides sèches), qui couvrent un tiers des terres émergées du globe. On y remarque une altération de la végétation, une susceptibilité à l’érosion éolienne et hydrique et une destruction progressive du sol. Cela peut avoir des répercussions importantes sur la fertilité et le bilan hydrique des terres. Cette détérioration se traduit par des zones dénudées et stériles sur lesquelles la survie des populations devient compromise.

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La désertification, un problème complexe.

La problématique de la désertification n'a cessé de s'aggraver au cours des vingt dernières années. Par le passé, ces terres arides se régénéraient naturellement après de longues périodes sèches. Dans les conditions actuelles, les terres arides, si elles ne sont pas gérées de manière durable, tendent à perdre rapidement leur productivité biologique et économique. Les causes de ce type de dégradation sont multiples et agissent à plusieurs niveaux.

Trois grandes catégories de causes de désertification sont à différencier :

Causes immédiates :

Le surpâturage
La mise en culture inappropriée
Les prélèvements excessifs en eau et en bois
L’abandon des terres par les éleveurs et les agriculteurs, et la migration vers les zones plus vertes de leur région, voire vers la ville
L’extension des défrichements et la mise en culture répétée des parcelles, sur de grandes étendues, visant à développer les cultures de rente, telles que le riz, le coton, le cacao, le café, etc. >> À titre d'illustration, le projet d'Appui au monde rural dans l'Atacora et la Donga (PAMRAD) au Bénin propose des alternatives à la culture intensive du coton.
Le manque de moyens mis en œuvre pour protéger et renouveler les sols

Causes sous-jacentes :

Les techniques et les modes de gestion modernes ou traditionnels inadaptés au contexte actuel, mal conduits ou pas pensés dans leur globalité. >> Le projet "Eastern Selous Community Wildlife and Natural Resources Management" en Tanzanie vise à promouvoir la gestion communautaire des ressources naturelles.
Les aléas climatiques (pluies irrégulières ou grandes sécheresses) qui aggravent l’effet anthropique sur la dégradation des terres en zones sèches.

Causes fondamentales :

Les mouvements de population au sein et en dehors d’un pays
La croissance démographique qui accroît les pressions sur les ressources
L’insertion des sociétés traditionnelles dans une économie marchande
Les contextes culturels
L’évolution du rôle de la femme et de ses responsabilités au sein du développement de l’économie locale
La confrontation entre les lois coutumières d’utilisation de la terre et les lois foncières et leur complexité intrinsèque
Les crises économiques, les inégalités socio-économiques
Les choix politiques, économiques et institutionnels nationaux et internationaux (par exemple, l’abandon des cultures vivrières au profit d'une culture d’exportation)

Agir sur plusieurs facettes

Les choix institutionnels doivent être tels que les objectifs de rendement n’exercent pas de contrainte excessive sur l’environnement. Par conséquent, il convient d’associer les stratégies d’interventions environnementales à celles de réduction de la pauvreté. Tous les facteurs qui forment les causes de la dégradation des terres dans les zones sèches sont interdépendants et s’aggravent mutuellement. Le processus de la désertification se comprend dès lors comme le résultat d’un déséquilibre entre les activités humaines, le climat et le milieu physique.

La Convention sur la Lutte contre la Désertification existe, mais elle est inefficace si elle n’est pas intégrée dans un contexte global de lutte contre la pauvreté et de protection de l’environnement. Ce sera dans une perspective de développement durable à tous les niveaux et avec tous les acteurs, locaux comme internationaux, que l’on pourra lutter efficacement contre la problématique de la désertification.

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Sources:CTB